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mirabelle-cerisier 金の桜 - Page 9

  • Deux films japonais à Cannes 2016

    DEUX FILMS JAPONAIS A CANNES 2016

     

    C'est entre le soleil et la pluie que les traditionnelles reprises cannoises ont eu lui, faisant soit tomber les vestes, soit remettre les pulls dans les salles parisiennes. Si l'année dernière, j'avais profité de Cannes et de Cannes à Paris, j'ai cette année rangé mes robes festivalières et chaussé mes bottes pour m'isoler quelques soirées au Reflet Médicis ou au Forum des Images.

    Courtes notules sur deux films japonais découverts à cette occasion.

     

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  • Dark Water

    L'enfant oublié à l'école

     

    DARK WATER (HONOGURAI MIZU NO SOKO KARA, 2002) – Hideo Nakata

    Après The Ring, Hideo Nakata impose un autre film d'horreur devenu désormais culte. Cependant, Dark Water, au-delà de son subtil sens de la mise en scène, s'impose comme une œuvre d'une poignante résolution. Le film n'est pas seulement le représentant d'un style d'horreur aux antipodes du modèle américain, mais aussi un bouleversant récit sur la relation parent-enfant.

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  • Mekong Stories

    Le travail d'un souffle

     

    MEKONG STORIES (CHA VÀ CON VÀ) – Di Phan Dang

    L'affiche française de Mekong Stories est quelque peu trompeuse. Le trio amoureux n'est qu'une petite parcelle de l'ensemble, et il évolue conjointement à de multiples autres intrigues personnages, là où le fleuve où se recueillent les jeunes du film côtoie aussi la boue, la ville et la sueur. Ce deuxième long-métrage de Di Phan Dang établit un état des lieux d'un Vietnam de la fin des années 1990, marqué par une continuité de désirs entremêlés.

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  • The Assassin

    Glisser le regard

     

    THE ASSASSIN – Hou Hsiao Hsien

    Avec The Assassin, Hou Hsiao Hsien signe-t-il un film confus ou un subtil enchevêtrement des fils ? Ou ne serait-il pas plutôt dans la création d'un anti-film d'arts martiaux ? L'intérêt de The Assassin s'éveille dès lors que s'évacuent ces questions, trop posées par les critiques ; et que persistent les sensations face au film. Le cinéaste taïwanais fait table rase de nombreux repères, trouble la rythmique et aboutit à une nouvelle image.

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  • Colloque Goldorak

    COLLOQUE GOLDORAK – 40 ANS APRÈS

    Deux journées d'étude consacrées à la série développée par la Toei les 18 et 19 mars 2016

     

    C'est dans une ambiance bon enfant que Sarah Hatchuel et Marie Pruvost-Delaspre ont inauguré les journées d'étude consacrées au célèbre Goldorak (UFO Grendizer pour son titre original). Bon enfant car une bonne partie des intervenants de ce colloque de deux jours avaient d'abord été des spectateurs enfants de cette série animée par le studio de la Toei dans les années 1980. La ferveur de la nostalgie et le plaisir de la madeleine ont ainsi bercé les études, révélant soit l'attendrissement, soit l'amusement des uns et des autres dans cet exercice de saisie et d'analyse des émotions d'enfance. Mais certaines interventions, non traversées de cette remémoration, ont aussi apporté des interprétations originales, en marge d'un mouvement de défense de l'intérêt de la série.

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  • Elégie orientale

    Fantômes de la douleur

     

    ELEGIE ORIENTALE (VOSTOCHNAYA ELEGIA, 1996) – Alexander Sokourov

    Court-métrage documentaire d'une vingtaine de minutes, le film de Sokourov est d'une envoûtante nostalgie.

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  • Kaili Blues

    Une jeunesse qui se perd... Un film qui se perd

     

    KAILI BLUES – Bi Gan

    Trois semaines avant la sortie du bien plus délicat Mekong Stories, la presse française s'est ruée sur ce premier film chinois, propulsé comme le renouveau asiatique. Si nos salles aspirent en effet à des créations cinématographiques autres que celles des chefs de file habituels – mais eux-même subissent de plus en plus les difficultés de la distribution – l'engouement à propos de Kaili Blues demeure quelque peu surprenant et réellement abusif. Le film de Bi Gan est certes intriguant, mais il abonde aussi de nombreux défauts et n'est pas à l'abri de tics typiques à la production asiatique des dernières années. N'y voyons pas du recyclage mais plutôt une réelle incapacité à incarner le trouble de son personnage principal.

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  • Je ne regrette rien de ma jeunesse

    Idéalisme, quand tu nous tiens...

     

    JE NE REGRETTE RIEN DE MA JEUNESSE (WAGA SEISHUN NI KUINASHI, 1947) – Akira Kurosawa

    Parmi les nombreux films d'Akira Kurosawa qui ressortent actuellement chez Wild Side, Je ne regrette rien de ma jeunesse est un inédit surprenant au sein de sa carrière. Réalisé juste avant les films avec « sa muse » Toshiro Mifune, Je ne regrette de ma jeunesse dresse un portrait de femme à travers les âges, fait surprenant dans la carrière d'un cinéaste aussi marqué par les figures masculines, et l'interrogation constante de la virilité et des codes d'honneur des hommes. Ce ponctuel virage au féminin révèle, tout en restant fidèle au sens esthétique et à la noirceur du cinéaste, un surprenant idéalisme.

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  • Les Anges déchus

    L'image révoltée comme les personnages

    LES ANGES DECHUS (FALLEN ANGELS, 1996) – Wong Kar-wai

    C'est un film sur des personnages désaxés, au bord de l'implosion, au bord de la crise, tous marqués par un souci de communication avec le monde extérieur. Le coup de force d'un de ces premiers films du célèbre réalisateur hong-kongais est de nous faire basculer directement dans l'esprit de ses personnages : le visuel et l’esthétique si vertigineux du cinéaste prolongent ici l'état d'esprit de ses personnages. Habilement, les affres de chacun emplissent l'écran les unes après les autres, dans une folle succession d'images détournées, désaxées, déchues de tout caractère réaliste. L'utilisation fréquente et presque provocatrice du grand angle à tous les plans fait que l'écran semble se tordre comme une feuille de papier sans cesse pliée dans tous les sens, à l'image de ce bouillonnement intérieur que vivent les protagonistes.

     

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  • Hommage à l’eau et aux oiseaux - Récital Kotaro Fukuma

    L'eau, les oiseaux, le piano

     

    Une réflexion à partir du RECITAL de KOTARU FUKUMA, organisé par les Musicales de Croissy le 31 janvier 2016.

     

    Parler de musique a toujours été une difficulté sur ce blog, son auteur n'étant pas une musicienne, ne maîtrisant guère l'histoire de la musique, et encore moins son langage.

    Peut-être la découverte du récital du Fukuma inaugure-t-elle une autre manière d'évoquer une représentation musical, dans la modeste intention de ce blog à faire découvrir des oeuvres tout en permettant des ouvertures, par l'interprétation, vers d'autres créations.

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