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mirabelle-cerisier 金の桜 - Page 11

  • Larmes dans le cinéma coréen II

     LARMES DANS LE CINEMA COREEN II

     

    A propos de deux films de Lee Chang-dong,

    GREEN FISH (1997) et OASIS (2002)

     

    Très peu a été écrit en France sur Lee Chang-dong. Pourtant, beaucoup de textes, de paroles et de critiques semblent lui accorder le statut d'incontournable dans le cinéma coréen actuel. Autant son cinéma fait office de poids lourd, aux qualités indéniablement avouées, autant il échappe souvent aux réflexions et aux échanges, car paradoxalement porté par une certaine préciosité. L'arrivée tardive de l'écrivain au cinéma, sa filmographie restreinte, la rareté de ses entretiens, travaillent un certain mystère de l'homme qui livre peu sur la préparation de ses films. La rencontre directe avec le cinéaste en juin dernier, durant la projection de Poetry pour l'exposition de « La Délirante » à Paris, confirma ce secret : Lee Chang-dong présenta de manière concise son film, drapé dans sa veste élégante, sage silhouette remerciant timidement les spectateurs après la projection.

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  • Larmes dans le cinéma coréen I

    LARMES DANS LE CINEMA COREEN I

    « VOIR UN FILM 17 FOIS ET PLEURER 15 FOIS », conférence d'Adrien Gombeaud sur le mélodrame coréen

    I CAME FROM BUSAN, de Jeon Soo-il, projeté dans le cadre de la Carte Blanche données au directeur du festival de Pusan

     

    Hasard du calendrier, le dernier film de Jeon Soo-il répondait étonnamment à la conférence d'Adrien Gombeaud, délivrée la veille au Forum des Images. Tandis que celle-ci s'emparait du mélodrame coréen, en particulier de son âge d'or sur la période des années 1950 à 1970, I Came From Busan prolongeait certaines caractéristiques relevées par le critique. Mais le film de Soo-il devenait aussi révélateur d'un autre paysage, celui de l'actuelle production sud-coréenne et de son complexe héritage des formes du passé.

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  • Pakeezah

    La courtisane amoureuse

     

    PAKEEZAH (1972) – Kamal Amrohi

    Film découvert dans le cadre du cycle « Les Femmes à l'écran » organisé par Contre-Courants, le 10 octobre 2015 au Reflet Médicis

    Pour sa toute première séance de ciné-club, l'association Contre-courants, qui assure la diffusion de films d'Asie du Sud, nous proposait un véritable classique du cinéma indien. Pakeezah est un film essentiel dans la tradition du « film de courtisanes », genre dont les principales caractéristiques peuvent se retrouver dans le film bollywoodien contemporain. Pour accompagner ce très beau mélodrame chanté et dansé de Kamal Amrohi, la présentation du film par l'équipe de Contre-courants fut fort appréciable et instructive.

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  • Spectaculaire chez Bong Joon-ho II

    Retour sur THE HOST (GWOEMUL)

    Un film réalisé par Bong Joon-ho en 2005

     

    Projeté au Cycle Séoul Hypnotique au Forum des Images.

    En revoyant The Host, six ans après sa première découverte sur un petit lecteur DVD du salon familial, se dessine l'évidence que le film de Bong Joon-ho demeure l'un des meilleurs films d'action du nouveau millénaire.

    Le monstre a regagné sa légitimité depuis quelques années dans le cinéma, avec les récents Cloverfield (Matt Reeves, 2008), Godzilla (Gareth Edwards, 2014) ou Jurassic World (Colin Trevorrow, 2015). Par légitimité, j'entends son inscription dans un cadre réaliste, et la mise en rapport du monstre avec des structures socio-historiques bien précises, en construisant l'image d'une lourde menace. Est-ce à dire que The Host amorce ce retour à une représentation terrifiante, qui se fonde à la fois sur une totale virtualité et le gain de détails réalistes, du monstre de cinéma ?

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  • Spectaculaire chez Bong Joon-ho I

    DIALOGUE AUTOUR DE

    SNOWPIERCER, LE TRANSPERCENEIGE

    Un film réalisé par Bong Joon-ho en 2013


    La cinéphilie se partage parfois en famille. Depuis notre découverte de Memories of Murder, puis de The Host sur un petit écran familial, ma sœur, mon frère et moi-même sommes devenus instantanément fans de Bong Joon-ho, et de son acteur fétiche Song Kang-ho, et dont les films furent une brèche à la découverte de Park Chan-wook, Kim Jee-woon ou encore Lee Chang-dong. C'est ainsi avec une grande impatience et une excitation d'enfant que mon frère et moi sommes allés découvrir ensemble Snowpiercer, le dernier film de notre héros d'adolescence, lors de sa sortie en 2013. Nous en sommes sortis divisés et avions entrepris une critique dialoguée.

    Ce dialogue, jamais publié pour d'obscures raisons de perte de ses brouillons, est enfin déterré et publié à l'occasion de ce trimestre du cinéma coréen à l'oeuvre en France !

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  • The Satellite Girl and Milk Cow

    Séoul, ville des satellites et des vaches à lait

     

    THE SATELLITE GIRL AND MILK COW (WOORIBYEOL ILHOWA EOLRUKSO, 2014) – Hyung-yun Chang

     

    Film découvert au Cycle Séoul Hypnotique au Forum des Images et dans le cadre de la 14ème Fête du Cinéma d'animation

     

    Il y a toujours un plaisir à se rendre au Forum des Images, y compris pour y découvrir des films qui ne nous plaisent pas. L'audace des programmations du Forum est de miser sur la diversité, non seulement des publics et des genres, mais aussi des tons, loin de l'élitisme et plus proche du populaire. Je n'ai ainsi pas apprécié The Satellite Girl and The Milk Cow, choisi pour la première partie de soirée consacrée à l'animation sud-coréenne, mais j'en ai apprécié la découverte. Malgré sa fantaisie délurée et un scénario misant sur un absurde réjouissant de prime abord, le film demeure très vite lié par son animation – qui pour le coup ne lui permet pas de franchir les limites.

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  • Sunhi

    L'amour est jeu de ressemblances

    SUNHI (U RI SUNHI, 2013) – Hong Sang-soo

    Film découvert au Cycle Séoul Hypnotique du Forum des Images

    Sunhi est pour moi le retour à l'expérience Hong Sang-soo, qui s'était « étouffée dans l'oeuf » à la sortie de Les Femmes de mes amis (2010). La déception face à ce film avait, il y a quelques années de cela, achevé tout désir d'en découvrir plus sur le cinéaste. Quelques années plus tard, je compris que mon incompréhension autant que mon indifférence à l'égard de l'oeuvre de Hong Sang-soo découlait de mon rejet de celle d'Eric Rohmer, influence majeure sur le cinéaste sud-coréen. Sunhi est cependant l'un des films les moins démonstratifs de Hong Sang-soo, surtout plaisant par sa simplicité.

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  • A Touch of Zen

    Moderne et romanesque

    A TOUCH OF ZEN (HSIA NU, 1969) – King Hu

    Fleuron du wu xia pian – film de sabre – A Touch of Zen tire paradoxalement son charme de la rareté, bien dosée, de ses scènes d'action. A l'inverse d'un Chang Cheh étalant des combats épuisant ses héros jusqu'au martyr, King Hu préfère le romanesque, le suspense et le fantastique empreint de religion – principalement à caractère bouddhique, évidemment.

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  • La Maison au toit rouge

    La maison ébranlée

    LA MAISON AU TOIT ROUGE (CHIISAI OUCHI, 2014) – Yôji Yamada

    Le film de Yôji Yamada émeut dans la reconstitution qu'il exige, reconstitution qui s'établit non seulement dans la période de l'avant-guerre, mais également par la vision du mélodrame à l'ancienne qu'il transmet. L'image de la petite maison se fait symbole d'un petit bonheur bourgeois dans toutes ses contradictions, et encapsule les désirs de ses deux figures féminines, la maîtresse de maison Tokiko (Takako Matsu) et sa servante Taki (Haru Kuroki), narratrice de l'histoire.

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  • Cemetery of Splendour

    Un sommeil d'enfance et de vie

    CEMETERY OF SPLENDOUR (RAK TI KHON KAEN) – Apichatpong Weerasethakul

    Si Oncle Boonmee ne m'avait guère convaincue, Cemetery of Splendour annonce un tournant dans l'oeuvre de Weerasethakul. Plus posé que sa Palme d'or, moins radical dans sa contemplation ou sa signification, le dernier film du cinéaste thaïlandais véhicule autant la douceur de son sommeil que la puissance de ses désirs potentiels.

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