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Cinéma coréen

  • 12ème Festival du Film Coréen à Paris

    12ÈME ÉDITION DU FESTIVAL DU FILM CORÉEN À PARIS

    du 24 au 31 octobre 2017

     

    En novembre dernier se tenait la 12ème édition du populaire festival dédié au Pays du Matin Calme. A contrario, et dans la continuité de son foudroyant succès de 2016, l'événement fut agité par les foules nombreuses, les invités prestigieux, la projection des derniers gros succès comme de sa production art et essai.

    Parmi des films très divers, un fil rouge se maintenait : celui du récent tremblement de terre politique ayant agité l'année 2016. Beaucoup de films intégraient, concrètement ou malicieusement, des références au régime en place. L'année précédente avait déjà étalé la violence de la corruption – avec Inside Men ou Asura – celle-ci affichait le désir de révolution et d'engagement. La rétrospective autour du thème des tumultueuses années 1980 dressait évidemment un rappel et un écho édifiants à la récente destitution de la Présidente Park. Manifestations dans les rues contre un état oppresseur, état des lieux alarmant sur le milieu militaire ou policier,  jeunesse en colère ou instable, et bien souvent en fuite contre son temps, telles étaient les thématiques de ce 12ème festival.

    Cet engouement politique présent à tous les étages de la production – du petit documentaire à la grosse production – faisait plaisir à constater et donnait de l'inspiration quant à notre actuelle situation gouvernementale ombrageuse.

     

    Dans la tradition des précédents compte-rendus de festival, petit parcours hiérarchique parmi les 15 films découverts dans les salles confortables du Publicis.

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  • Sans pitié

    T’as de beaux bleus, tu sais

     

    SANS PITIE (BULHANDANG) - Sung-Byung Hung

    Bancal, le film sud-coréen projeté à Cannes ? Certes, mais bien plus réjouissant que tous les blockbusters américains de ces derniers temps. Il suffit parfois de quelques biceps, de costards et d’attitudes classes et de beaucoup, beaucoup de sang, pour convaincre.

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  • Critique du Jour d'après

    Cette capacité à oublier

     

    LE JOUR D’APRES (GEU-HU) - Hong Sang-soo

    D’une confusion délicieuse, le dernier film de Hong Sang-soo repousse avec malice les frontières du vaudeville et charme par ses patients jeux de subversion des tons. Il laisse en outre transparaître, à travers ce vaudeville à quatre, son éclatant amour pour l’actrice Kim Min-hee.

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  • Critique de Seoul Station, un film de Sang-ho Yeon

    Des zombies sur un plateau de jeu

     

    SEOUL STATION (SEOULYEOK, 2016) - Sang-ho Yeon

    Guère de surprise pour ce film d’animation pré-Dernier Train pour Busan. Comme pour The Fake, le film intrigue plus au niveau de ses choix narratifs plutôt que dans ceux de la mise en scène et de la plastique de l’animation. La sortie récente de Dernier Train pour Busan confirme même que le cinéaste est clairement plus doué pour la prise de vue réelles plutôt que pour l’animation. Un renversement relativement rare car c’est souvent l’inverse qui est constaté. Pour Sang-ho Yeon, l’usage de l’animation n’a jamais autant desservi ce qu’il tentait de dire, de construire dans ses histoires. le médium était plus là en raison de moyens limités et d’une impossibilité d’accéder à la prise de vues réelles. En ce sens, King of Pigs, The Fake, puis Seoul Station souffrent d’une évidente faiblesse esthétique.

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  • Critique de La Frappe (Sung-hyung Yoon)

    Revers et contre tout

     

    LA FRAPPE (PASUGGUN) - Sung-hyung Yoon


    Surprenant premier film, La Frappe ne cesse de contredire les chemins qu’il emprunte. Chaque personnage échappe à l’image qu’il semblait renvoyer, où la rudesse de l’un cache par exemple une profonde délicatesse. Les bourreaux supposés sont tout autant victimes, tandis qu’au scénario, les pistes sur l’origine du suicide ne cessent de se contredire. C’est le choix de l’adolescence qui permet au jeune réalisateur de jouer sur ce brouillage constant : espace où l’identité commence seulement à se construire, et où chacun mime l’autre, s’enrobe de postures prises à droite à gauche et peine à assumer son réel ressenti. Film multiple, par cette succession de posture, comme par sa fragmentation au montage, La Frappe est une réussite qui soulève ce désir, celui de voir très prochainement la seconde réalisation de Sung-hyung Yoon sur nos écrans.

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  • 11ème Festival du Film Coréen à Paris

    11ÈME ÉDITION DU FESTIVAL DU FILM CORÉEN À PARIS

     

    Le cap passé des 10 ans semble donner un regain de maturité cette année au FFCP. Ainsi, si je tempérais l'année dernière contre un festival – néanmoins cher à mes yeux depuis le début – pour les nombreux soucis organisationnels encore accumulés au fil des éditions (problèmes pénibles dans le sous-titrage des films, longs retards pour des projections...), je reviens cette fois-ci sur les reproches que j'ai pu adresser. Un effort considérable fut noté sur les sous-titres, cette fois-ci bien synchronisés et aux coquilles plus rares, mais aussi dans l'accueil chaleureux et bien tenu d'un jour à l'autre. La bonne qualité de l'organisation est d'autant plus louable qu'elle fut confrontée à un inattendu et foudroyant succès du festival : les files d'attente furent longues, avec la population coréenne de Paris venue en masse, les grands amoureux du pays du Soleil Levant fidèles au rendez-vous, les refus aux grosses séances furent nombreux, et les salles se remplirent même pour les documentaires et les vieux films. Le petit regret de s'être vue refouler pour The Age of Shadows, dernier opus de Kim Jee-woon, fut cependant vite contrebalancé par la bonne ambiance régnante et de manière générale le plaisir de voir autant de spectateurs, qu'ils soient Coréens ou Français, curieux et enthousiastes face à cette cinématographie.

     

    En outre, cette année fut exceptionnelle de par la très bonne qualité des films présents – et pour lesquels le bouche à oreille fonctionna sûrement. Le thriller, comme toujours, confirma sa force et sa grande maîtrise visuelle et rythmique ; mais le cinéma indépendant fut, encore plus cette année, tout aussi vital, ouvrant de nouvelles pistes sensibles au sein de ce paysage.

    Cette grande question se pose dès lors : quand les grands distributeurs internationaux se détourneront-ils des Marvel actuels, plombants de répétition, pour embrasser cette folle vitalité déjà à l'oeuvre l'an dernier (avec Train to Busan, Man on High Heels, Veteran – ce dernier étant malheureusement resté inédit), et qui s'enrichit encore cette année (avec Tunnel, Inside Men, Asura...) ? Les films de genre coréens se révèlent mille fois profonds, et mille fois plus jouissifs, que les plus revisitées des franchises de super-héros américains.

     

    Ainsi, lançons-nous dans un petit tour des 8 films découverts cette année...

     

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  • Dernier Train sur Busan

    Quelques mots sur

    DERNIER TRAIN POUR BUSAN (BOO-SAN-HAENG) – Sang-ho Yeon

     

    Troisième d'une série de films coréens ayant déferlé sur nos écrans français cet été, Dernier Train pour Busan achève de confirmer la vitalité d'un nouveau cinéma sud-coréen situé entre les standards et la recherche d'originalité.

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  • Mother

    MOTHER (MADEO) - Bong Joon-ho, 2009

     

    Une critique de Big-Cow

     

    Le big brother Big-Cow est de nouveau invité sur ce blog pour une critique croisant le film de Bong Joon-ho avec un célèbre giallo de Dario Argento...

     

    Le hasard tient à peu de choses. Il y a deux semaines, je regarde Profondo Rosso de Dario Argento (Les frissons de l'angoisse en VF), avec David Hemmings. La semaine dernière, c'est Mother, l'un des seuls Bong Joon-Ho qu'il me restait à voir. Entre les deux, une relation évidente - et on va bien évidemment spoiler les deux films.

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  • The Strangers

    Le Diable, tout simplement

     

    THE STRANGERS (GOKSEONG) – Na Hong-jin

    Est-il possible d'évoquer la terreur au cinéma ? Le nouveau film de Na Hong-jin pourrait éveiller la peur, l'angoisse, le dégoût, par la myriade de genres qu'il embrasse. Pourtant, c'est bel et bien la sensation, rare, de terreur qui se construit au cours de cette complexe histoire surnaturelle.

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  • Retour sur Poetry

    Un détour par Poetry de Lee Chang-dong

     

    Un corps émergeant de la surface noirâtre, cheveux tentaculaires tels ceux de la Méduse, balayés par la lumière dorée d'un soleil cruel. S'y inscrit le caractère coréen « Shi », traduit sous le titre international par celui de « Poetry » : en un plan et en un effet de montage, le film traduit la dualité qui le baigne, littéralement. Un balancement constant entre l'image et le mot, entre l'inanimé et la lettre vivante, entre la violence du corps suicidé et la recherche de la suggestion.

     

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