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Animation - Page 2

  • Lou et l'île aux sirènes

    Pop Water Idol

     

    LOU ET L’ILE AUX SIRENES (夜明け告げるルーのうた YOAKE TSUGERU LU NO UTA) - Masaaki Yuasa

    Pour les spectateurs français qui ne connaissent pas Masaaki Yuasa, l’un des animateurs les plus inventifs de la décennie, Lou et l’île aux sirènes ne sera pas l’œuvre la plus réussie de son parcours, ni la plus pertinente à explorer. Yuasa a fort bien plus à prouver dans le domaine de la série, où il déploie bien plus d’idées et de thématiques, que dans le contenu d’un long-métrage qui peine à équilibrer toutes les idées qu’il souhaite y intégrer. En résulte un film artificier, qui explose d‘expérimentations, mais implose en idées et discours.

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  • Momotaro le divin soldat de la mer

    Un air d’accalmie dans l’océan patriotique

     

    MOMOTARO LE DIVIN SOLDAT DE LA MER (MOMOTARO UMI NO SHINPEI, 1945) - Mitsuyo Seo


    Restauré à l’occasion des 100 ans de l’animation japonaise et pour sa commémoration à la Japan Expo début juillet, Momotaro le divin soldat de la mer est considéré comme le premier long-métrage d’animation japonaise. Un statut qui se doit d’être mise en parenthèses pour aborder les vrais vrais singularités du film, mais également son problématique discours.

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  • Japan Expo 2017

    JAPAN EXPO 2017

     

    Une fois n’est pas coutume, je me suis dit qu’il était temps de tenter l’expérience de la Japan Expo, incontournable - ou pas ? - pour tout rêveur du pays du soleil levant. Je dois avouer que ma curiosité était plus attisée par l’événement Anime 100 et la venue de prestigieux invités pour l’occasion, que par la convention elle-même. Petit article sur mes tribulations de blogueuse journaliste parmi les stands et les cosplayeurs.

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  • Critique de La Grenadière

    Adieu à la mère

     

    LA GRENADIÈRE (2006) - Ken Fukazawa et Kôji Fukada

    On se demande quand Kôji Fukada recevra le prix d’un des grands festivals de cinéma. Car jusqu’à présent, tout ce qu’il réalise se révèle sensible et brillant. Il faut faire preuve de génie pour s’attaquer à autant de projets différents - rappelons-le une reprise de Rohmer sous l’actualité de Fukushima ; un drame intemporel glacial et familial ; une adaptation d’Oriza Hirata dans un Japon futuriste - et offrir à chaque fois une vraie proposition de cinéma, sensée, réfléchie et passionnante. Ce génie ne cesse de s’imposer de film en film.

    La Grenadière n’échappe pas à la règle. Projet commandé par la Toei Animation dans le cadre de ses 50 ans, et inaugurant la forme du Ganime (combinaison d’animation et d’image fixe), le film annonce les prochaines œuvres de Kôji Fukada. Nouvelle piste de cette filmographie décidément éclectique, mais où se maintient le sens de la retenue et la recherche d’une transmission des émotions par le travail lumineux et le rythme poétique.

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  • Critique de Natsume Yuujinchou la série

    NATSUME YUUJINCHOU (2008 ~)

    La série animée

    D’après Yuki Midorikawa

    Studio de Production : Brain’s Base

     

    Les créations comme Natsume Yuujinchou, oeuvres paisibles, agréables et modestes,  reçoivent généralement peu d’éclairage. Car ce sont souvent les constructions complexes, les sagas épiques ou les animations révolutionnaires qui agitent la toile et les réseaux sociaux en tous sens. Mais une grande partie de la production japonaise propose des séries au rythme tranquille, souvent centrées sur des péripéties quotidiennes ou une lente transformation de ses personnages. Dans le genre, et dans celui des récits de youkai, Natsume Yuujinchou est à mon sens l’une des plus grandes réussites actuelles. La régularité dans l’animation et l'esthétique, qui n’éblouit jamais, il est vrai, mais qui parvient à soulever l’émotion à quasi chaque épisode, ainsi que le délicat portrait de son héros, en constituent les atouts honorables.

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  • Critique de Seoul Station, un film de Sang-ho Yeon

    Des zombies sur un plateau de jeu

     

    SEOUL STATION (SEOULYEOK, 2016) - Sang-ho Yeon

    Guère de surprise pour ce film d’animation pré-Dernier Train pour Busan. Comme pour The Fake, le film intrigue plus au niveau de ses choix narratifs plutôt que dans ceux de la mise en scène et de la plastique de l’animation. La sortie récente de Dernier Train pour Busan confirme même que le cinéaste est clairement plus doué pour la prise de vue réelles plutôt que pour l’animation. Un renversement relativement rare car c’est souvent l’inverse qui est constaté. Pour Sang-ho Yeon, l’usage de l’animation n’a jamais autant desservi ce qu’il tentait de dire, de construire dans ses histoires. le médium était plus là en raison de moyens limités et d’une impossibilité d’accéder à la prise de vues réelles. En ce sens, King of Pigs, The Fake, puis Seoul Station souffrent d’une évidente faiblesse esthétique.

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  • Critique de Your Name

    Une mémoire réconfortante

     

    YOUR NAME (KIMI NO NA WA) - Makoto Shinkai

    La nouvelle réalisation de Makoto Shinkai est réussie, l’animation est maintenant complète et fidèle au souhait du cinéaste, l’équilibre entre les différents genres est élégant, le récit fort en idées. Cependant, Your Name reste très loin des éclats peut-être plus ambitieux, et assurément plus intenses, de son précédent film Le Jardin des mots, jamais sorti en salles françaises. Le ton y était plus personnel, les choix de réalisation plus audacieux et affirmés, et l’ensemble, hormis un final qui ne m’avait guère emballée, sublime. Avec Your Name, Shinkai reste fidèle à lui-même, conclut même une boucle en renvoyant à son premier long La Tour au-delà des nuages. Rien d’étonnant à ce que surgissent une prédominance du ciel, une symbolique de la destinée, un romantisme des rencontres hasardeuses, une science-fiction de l’intime... Mais après ? Le Jardin des mots semblait dessiner une route nouvelle, plus versée dans la discrétion, moins dans l’épique et le monumental. Or Your Name contraste avec cette délicatesse du précédent, ramène de gros sabots tantôt efficaces, tantôt lourds de sens.

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  • Michiru Oshima

    MICHIRU OSHIMA

    Une réflexion sur la compositrice japonaise à travers les partitions écrites pour Zetsuen no Tempest et Nabari no Ou

    Talentueuse, mais néanmoins méconnue, compositrice dans le milieu de l'animation japonaise, Michiro Oshima porte un sens musical proche à la fois de Joe Hisaishi et de Yuki Kajiura. Son orchestration symphonique lorgnant vers des effets intimistes, capables de scander les scènes d'action animées les plus virevoltantes, fait ainsi songer au collaborateur fidèle de Miyazaki. En revanche, le sentimentalisme de certaines de ses pièces approche plus le lyrisme éclatant de la fondatrice du groupe FictionJunction.

     

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  • Hana et Alice mènent l'enquête

    L'amitié butine...

     

    HANA ET ALICE MENENT L'ENQUETE (HANA TO ARISU SATSUJIN JIKEN) – Shunji Iwai

    Remake d'un de ses précédents films, Hana et Alice se révèle une curieuse expérience animée. Les imperfections sont nombreuses, le film n'affirme clairement pas le regard d'un cinéaste d'animation en herbe, et préfère expérimenter ponctuellement, mais timidement, avec ce nouveau medium. Pour autant, la naïveté à user des techniques en fonde presque le charme. La légèreté du style animé et la simplicité, presque grossière, suffisent pour accompagner cette petite aventure enfantine sur le thème de l'amitié.

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  • Colloque Goldorak

    COLLOQUE GOLDORAK – 40 ANS APRÈS

    Deux journées d'étude consacrées à la série développée par la Toei les 18 et 19 mars 2016

     

    C'est dans une ambiance bon enfant que Sarah Hatchuel et Marie Pruvost-Delaspre ont inauguré les journées d'étude consacrées au célèbre Goldorak (UFO Grendizer pour son titre original). Bon enfant car une bonne partie des intervenants de ce colloque de deux jours avaient d'abord été des spectateurs enfants de cette série animée par le studio de la Toei dans les années 1980. La ferveur de la nostalgie et le plaisir de la madeleine ont ainsi bercé les études, révélant soit l'attendrissement, soit l'amusement des uns et des autres dans cet exercice de saisie et d'analyse des émotions d'enfance. Mais certaines interventions, non traversées de cette remémoration, ont aussi apporté des interprétations originales, en marge d'un mouvement de défense de l'intérêt de la série.

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